La version en ligne de la revue Droit social gratuite pour les abonnés

Les petits éditeurs juridiques commencent à basculer à leur tour vers le en ligne

Vendredi 2 avril 2010, par Emmanuel Barthe // L’édition juridique

Après les grands (Dalloz, LexisNexis, Wolters Kluwer (Lamy, Liaisons), Editions Législatives, Francis Lefebvre, Lextenso), les moins grands adoptent le en ligne comme une solution standard de diffusion de leurs publications.

Ici, c’est Editecom, l’éditeur de deux revues juridiques de grande qualité doctrinale (Revue de l’Union européenne, ex-Revue du marché commun, et Droit social) qui rend ses versions en ligne gratuite avec l’abonnement papier principal.

Cela dit, les petits éditeurs juridiques hésitent à franchir clairement le pas, le en ligne reste encore secondaire dans leurs efforts marketing et de développement.

De mon point de vue, ils ne devraient pas hésiter, car les utilisateurs votent avec leurs pieds, préférant nettement la rapidité du numérique dès qu’il ne s’agit pas de petits ouvrages pratiques comme un Code, un traité de base ou un Mémento. Les acheteurs ont un point de vue moins entousiaste face à l’envolée des tarifs, mais il n’empêche, le basculement est en train de se faire.

Autres points importants, les éditeurs juridiques devraient à mon sens :

  • miser/investir désormais sur le en ligne, tout en le sécurisant mais pas trop (en pas bloquer/ralentir l’utilisateur). Ne plus regretter la baisse des abonnements papier, mais parier sur le développement de ceux en ligne
  • et partir du point de vue de l’utilisateur dans la conception de leurs sites web, publications en ligne et bases de données : ergonomie, rapidité d’affichage et de recherche sont les maîtres mots. En trois mots : facilité d’utilisation.

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique, conseil en optimisation de plateformes juridiques en ligne

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3 Messages de forum

  • C’est effectivement un mouvement de fond très important : cependant, il serait intéressant que les nouveaux entrants bénéficient des erreurs de ceux qui les ont précédés.

    En effet, la question du format de document (et surtout de la capacité à sécuriser le fond documentaire — surtout si le volume est faible — vis à vis du piratage est un point capital)

    Les besoins des éditeurs travaillant sur des micro niches pouvant dans beaucoup de cas être à l’opposer de ceux d’éditeurs travaillant sur des marchés plus volumineux.

    C’est un point que nous avons bien vu lors du lancement de www.droit-algerie.com

    Bien cordialement,

    Mohamed ZERGAOUI

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    • Protéger le contenu est essentiel, oui.

      Mais faut il le rappeler, le format papier n’a jamais été à l’abri du photocopillage ... et de nos jours du scan.

      Et protéger le contenu n’est pas une raison pour ne pas évoluer vers ce que les utilisateurs réclament. Le format PDF, par exemple, offre des fonctions pour empêcher ou limiter reproduction et impression. La CCI les utilise depuis longtemps (de manière peu pratique de mon point de vue parce trop restrictive).

      Il est aussi possible de réduire le nombre de documents téléchargeables d’un coup (de grands éditeurs le font). C’est assez efficace. Dans le cas d’un éditeur publiant 3 ou 4 revues, il suffit de limiter impression et téléchargement à 1 document à la fois.

      La gestion des codes d’accès est aussi une piste importante. Ils devraient être changés tous les 3 ans — si c’est trop fréquent, les utilisateurs ne s’en sortent pas. L’idéal, c’est l’accès par authentification IP. Mais il semble que ce soit lourd en termes informatiques. Donc pas adapté aux éditeurs à taille humaine.

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  • Il est néanmoins dommage que l’accés proposé sur le site de l’éditeur Editecom ne permettre que de consulter les archives. Il est impossible d’accéder aux deux derniers numéros des revues.

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