Faire un lien vers une page web framée et/ou dotée d’un session ID : l’exemple des arrêts de la CEDH

Comment résoudre le casse-tête

Mardi 19 juin 2007, par Emmanuel Barthe // L’édition juridique

Vous faites une recherche en droit de l’expropriation/droit de la propriété.

Vous êtes sur le site web de la Cour européenne des droits de l’Homme, plus précisément sur la base de données Hudoc des arrêts de la CEDH.

Vous avez trouvé un arrêt intéressant et vous voulez le mettre dans vos favoris Internet Explorer ou vos bookmarks Firefox/Netscape. Tenez, celui-ci : CEDH 21 février 1990 Håkansson et Sturesson c/ Suède. Ou bien vous voulez copier-coller l’adresse web (URL) de l’arrêt pour l’envoyer par e-mail.

Et là, pas moyen. L’adresse ne renvoie à rien (testez le lien supra), ou juste à la page d’accueil — la page d’écueil devrait on dire dans ce cas :-)

Comment faire, alors ?

En quelques mots : deux solutions

- la plus facile : voyez si par hasard le site ne dispose pas d’une fonctionnalité "Faire un lien vers ce document". Par exemple, sur Hudoc, dans la liste des résultats, cliquez sur "Notice" tout à droite (et non pas sur les références de l’arrêt ou l’icône Word), puis allez en bas et cliquez sur le lien fourni en dessous de "To link to this result use the following URL" ("Pour créer un lien avec ce résultat, utilisez l’adresse Internet suivante" dans la version française de l’interface de Hudoc) :

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?
action=html&documentId=700071&portal=hbkm&source=externalbydocnumber
&table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649
(adresse coupée pour tenir entière sur un écran 1024x768)


Si vous ne voyez pas ce lien, utilisez l’ascenseur pour descendre tout en bas de la page web de la notice

- moins facile : faites d’abord sauter la frame, puis effacez à la main le session ID. Inconvénient : on perd les fonctionnalités de recherche de la base Hudoc. Avantage : c’est propre, l’arrêt est seul à s’afficher.

Explications détaillées

(Pour les passionnés — les autres voudront peut-être s’arrêter là.)

Le site Hudoc combine les deux pièges les plus courants qui empêchent de connaître les véritables adresses web des documents :

Le site Hudoc utilise des frames : la page web contenant l’arrêt est donc framée et son adresse réelle masquée. Dans l’adresse en haut du navigateur, apparaît seulement le "session ID" (numéro unique indentifiant la session, c-a-d la connexion en cours à la base de données), il manque le n° du document et/ou celui de la table dont il est extrait. Exemple d’adresse à frame avec notre arrêt Håkansson et Sturesson c/ Suède :

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?
item=1&portal=hbkm&action=html&highlight=p1-1&sessionid=927947
&skin=hudoc-en

La même adresse "déframée" :

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/viewhbkm.asp?
sessionId=927947&skin=hudoc-en&action=html&table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649
&key=219&highlight=p1-1

Pour avoir la véritable adresse de l’arrêt, il faut donc faire "sauter" la frame principale, dont l’adresse masque celle de l’arrêt :

  • sous Internet Explorer :
  1. clic droit sur l’arrêt > Propriétés
  2. sélectionner avec la souris toute l’Adresse (URL) > clic droit > Copier
  3. aller dans un e-mail, un document Word ou tout éditeur de texte (Notepad/Blocnotes) > clic droit ou Edition > Coller
  • sous Firefox, c’est un peu plus simple et plus rapide :
  1. clic droit sur l’arrêt > Ce cadre > Ouvrir ce cadre dans une nouvelle fenêtre (on peut aussi bookmarker le cadre directement par Ce cadre > Marque-page sur ce cadre)
  2. la véritable URL apparaît alors en haut dans la barre d’adresse du navigateur.

Attention, à ce stade, on ne peut pas encore bookmarker ou envoyer par e-mail cette adresse.

Il faut maintenant supprimer dans l’URL son "session ID". Pour cela, on insère le curseur de la souris dans l’adresse et on efface le session ID "à la main". Exemple : la même page "déframée" que supra, mais cette fois sans session ID :

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/viewhbkm.asp?
skin=hudoc-en&action=html
&table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649&key=219&highlight=p1-1

En fait, les deux seuls champs qu’il faut laisser dans l’URL derrière viewhbkm.asp? sont table et key. On peut ainsi raccourcir nettement l’adresse d’un arrêt de la CEDH. Exemple, toujours avec le même arrêt :

http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/viewhbkm.asp?
table=F69A27FD8FB86142BF01C1166DEA398649&key=219

Emmanuel Barthe
documentaliste juridique et "geek" à ses heures perdues

Notes de bas de page

[1] Halte aux frames ! / Laurent Bernat, 15 mai 2000.

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