L’avenir du métier de documentaliste juridique : l’exemple d’une offre d’emploi de documentaliste juridique dans un grand cabinet d’avocats américain

Mercredi 30 mars 2005

Voici un exemple assez typique de l’avenir de notre métier de documentaliste juridique : une offre d’emploi dans un gros cabinet d’avocats américain publiée le 29 mars 2005 sur la liste LAW-LIB :

« Business Research Librarian Duane Morris LLP, a multi-national law firm headquartered in Philadelphia, is seeking a Business Research Librarian. The right candidate will be responsible for the following :

  • Researches information on various companies, businesses and industries, in order to assist business development efforts by firm personnel, in cooperation with the Duane Morris attorneys, the Marketing Department, and other Librarians, firm-wide.
  • Analyzes data and compiles research results into usable reports for requestor.
  • Utilizes online resources to assist attorneys in monitoring law suits filed in various courts. Helps patrons create their own lawsuit watches and helps develop processes for monitoring court activity.
  • Utilizes systems technology to create and monitor, caselaw, legislative activity, news and industry information.
  • Serves as a member of the Library Research staff, filling in at the Reference Desk as needed.
  • Evaluates Business Intelligence and Corporate Law resources in conjunction with the Information Resource Analyst.
  • Performs other special projects as requested by Library Director. »

Alors que les juristes américains utilisent déjà largement eux-mêmes les bases de données et ouvrages électroniques, tant dans les universités que dans les cabinets d’avocats, les Américains ne suppriment pas les postes de documentalistes. A ce titre, voir ce que Duane Morris écrit sur la page Support Staff Careers de son site web à propos de la valeur, pour la firme, de ses administratifs et paralegals, dont les documentalistes ("library services").

En revanche, ce métier évolue — et c’est ce que nous en France faisons aussi — vers la formation des utilisateurs sur les produits électroniques, la veille, le knowledge management (KM) et la fonction évaluation/achat, voire, dans certaines structures anglo-saxonnes, vers le "records management" (voir Comprendre et pratiquer le records management "à la française") tout en conservant, à un moindre degré, les fonctions traditionnelles de gestion de bibliothèque et de recherche.

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