Actualités : derniers articles

Logiciel de gestion de cabinet d’avocats

Dalloz s’allie à Jarvis

Mobilité et confidentialité

Jeudi 30 octobre 2014

Un article des Echos du 30 octobre 2014 signale le partenariat Jarvis Dalloz.

Jarvis est l’éditeur de Jarvis Avocats, une solution de gestion de cabinet d’avocats (agenda, dossiers clients, saisie des temps, finances ...) en ligne en mode Saas [1] sécurisée (confidentialité garantie) et surtout mobile (versions iOS et Android).

Dalloz intègre Jarvis Avocats à son offre Dalloz-Avocats regroupant les fonds numériques de Dalloz et des Éditions Législatives (les Nets Permanents).

C’est un mouvement de fond : les plateformes en ligne de contenu éditorial juridique et les logiciels de gestion de cabinet d’avocats (qui le plus souvent appartiennent aux éditeurs) continuent à se rapprocher.


Recensement des textes relatifs à la réutilisation d’informations publiques comprenant des données personnelles

A l’intersection des lois CNIL et CADA

Mercredi 29 octobre 2014

A signaler, à l’intersection du droit des données publiques (réutilisation / loi CADA) et de celui de la protection des données personnelles (loi Informatique et libertés / CNIL) :

Recensement des textes relatifs à la réutilisation d’informations publiques comprenant des données personnelles : Extrait de la participation de Jessica Saada et Camille Rod aux travaux de recherche appliquée menés avec la promotion 2014 du master 2 Droit du numérique de l’Ecole de droit de la Sorbonne [augmenté par Thomas Saint-Aubin]

NB : ce recensement n’est pas exhaustif, les auteurs engagent les lecteurs à transmettre leurs contributions.


INAglobal, un site pour suivre les évolutions de la presse face aux défis du en ligne

Vendredi 24 octobre 2014

Nous avons plusieurs fois ici évoqué notre inquiétude en tant que veilleur au vu de l’évolution de la presse française prise entre le marteau de la baisse presque continue des recettes papier et l’enclume de l’insuffisance de celles en ligne, sans pour autant vraiment réussir a trouver un nouveau business model garantissant le succès.

Sur ces sujets, le site INAglobal possède une excellent dossier sur la presse, surtout celle en ligne, qui permet un suivi de la situation financière et des recherches NTIC de ce secteur. Le combat pour la survie des journaux n’est toujours pas gagné mais des signes d’optimisme existent comme au New York Times (NYT).

Emmanuel Barthe
veilleur


Dernières brèves

We Want Your Doctrine

Desperately seeking fresh, reliable French legal doctrine

Vendredi 24 octobre 2014

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C’est comme le dit le titre. Nous (clients et utilisateurs) sommes fortement intéressés par (et d’abord par) la doctrine des éditeurs et des auteurs.

Les juristes, les avocats n’ont *pas réellement besoin* que les éditeurs leurs éditeurs juridiques français amassent dans leurs plateformes en ligne des millions de textes officiels, de décisions de justice et de décisions d’autorités indépendantes. Ils ont encore moins besoin de ces masses de données sur les plateformes des éditeurs si cela est financé par des augmentations annuelles récurrentes de 5 à 10%, y compris dans des périodes difficiles.

Ils ont besoin de, ils veulent, ils réclament ... plus de doctrine et une doctrine de meilleure qualité et de meilleure fraîcheur.

Ils veulent plus de commentaires d’arrêts, un meilleur suivi de la "JP" (jurisprudence), des commentaires plus affûtés, mais aussi plus pratiques et plus courts des textes et des décisions (le BRDA est souvent cité ici comme la référence), au lieu de paraphrases et de reprises de communiqués, d’attendus principaux ou de notices. Ils veulent de la prise de risque (mesurée ou assumée) dans le commentaire presque à chaud, 4-5 jours après maximum, comme chez Dalloz Actualité. Oui, c’est difficile pour les rédactions et les auteurs. Oui, c’est un défi. Oui, le Gouvernement (surtout) et le Parlement ne cessent de complexifier le droit [1]. Mais n’est ce pas pour cela qu’on paye des éditeurs, des auteurs et des rédacteurs ?

Encore une fois, ce n’est pas nous documentalistes, acheteurs et évaluateurs de documentation qui le disons. Ce sont nos clients internes qui le disent. Et ils le prouvent par leur comportement : sur certaine plateforme, si on met à part les arrêts de cour d’appel, les données officielles ne représentent que 5% du total des documents visualisés, imprimés et téléchargés.

La plupart des éditeurs semblent toujours fascinés par le chargement de tonnes de données publiques ... largement inutiles pour leurs clients. Seuls 10 à 15 % environ des arrêts de cours d’appel judiciaires (CA) sont réellement intéressants, encore moins pour les cours administratives d’appel (CAA), 1% voire moins pour les décisions de première instance [2]. Indirectement, un des grands éditeurs juridiques français le reconnaît puisque sa base de jurisprudence, depuis l’intégration de JuriCA, voit chaque décision de justice affectée d’un score de 0 à 4 étoiles pour donner son importance ... et éviter la noyade informationnelle.

Mais vous allez me dire, si vous en trouvez un inédit, non sélectionné qui vous plaît ... En effet ... Au milieu des années 90, j’avais atteint l’estimation suivante : si on venait me voir avec une référence d’arrêt de cour d’appel, le taux de chance que celui-ci se trouve dans la base Juris-Data était de 1/4. Donc il serait de 1/1 avec une base exhaustive ? [3]. Faux, car ces arrêts de cour d’appel que l’on venait me demander étaient tous des arrêts déjà cités ailleurs ou des décisions précédant un arrêt de Cour de cassation. Une sélection draconienne avait donc déjà été opérée.

Reste que pour "bétonner" un dossier, l’exhaustivité peut avoir sa vertu. J’ai déjà plaidé cette cause. Reste à savoir pour quel prix supplémentaire et si c’est bien là l’urgence.

Car on peut aussi poser la question différemment. Du style :

  • Que demandent les clients d’abord ?
  • ou : Où passent les sommes énormes que les juristes d’affaire payent pour avoir une documentation leur permettant de certifier à leurs clients que tout a été passé en revue ?
  • ou encore : Quelle est la véritable valeur marginale d’utilité du énième arrêt inédit mis dans une base de données ?

Parce que les recherches par mots-clés dans les bases de jurisprudence sont rares par rapport à la masse de décisions cherchées par leurs références parce que déjà citées ailleurs. On préférera toujours une décision publiée ou au minimum citée par un auteur ou le rédacteur d’un éditeur [4]. Elle a plus de poids, tant auprès des juges qu’auprès des autres juristes.

Donc, en recherche par mots-clés dans une base de données de jurisprudence, le taux de chance que la décision de justice inédite, non publiée, soit intéressante est déjà faible en soi. Pire : il baisse avec le degré de juridiction. Exemple : à part un ou deux jugements de tribunal administratif par mois — qu’ils se procurent sans problème au greffe du TA concerné —, les fiscalistes et spécialistes de droit public ne s’intéressent guère aux TA.

Mais allez vous me dire, avec la même logique, on n’a pas besoin des arrêts inédits de la Cour de cassation ou du Conseil d’Etat. Eh bien oui : on en a moins besoin que des arrêts publiés au Bulletin civil ou criminel ou Recueil Lebon. Certes. Mais on en a plus besoin que des arrêts de cour d’appel ou de CAA. Même inédit, un arrêt de la "Soc." [5] vaut mieux, aux yeux d’un juriste, qu’un arrêt de la cour d’appel (CA) de Paris. Et un arrêt de la CA de Paris "pèse" plus qu’une décision de l’Autorité de la concurrence ou de la Commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Une autre raison pour faire le difficile face à l’avalanche de données publiques recopiées dans les bases de données juridiques payantes : la plupart de ces données sont déjà disponibles gratuitement sur les sites des AAI, des ministères, des cours suprêmes, sur Legifrance, etc. Les autorités en ont besoin pour leur communication, pour la défense et l’illustration du droit français dans une époque de "forum shopping" et pour suivre une tendance européenne assez autoritaire. Un exemple : le Premier ministre a donné instruction aux ministères de tenir leurs Codes à jour non sur leurs sites mais sur Legifrance. Les éditeurs d’ailleurs le savent [6] : il est vain d’aller contre cette tendance, qui est non seulement européenne mais internationale.

Je lance donc un appel aux éditeurs. Si charger des données publiques sur leurs plateformes leur plaît tant, pourraient-ils nous trouver des données publiques non disponibles en ligne, difficiles à trouver : les textes COB, par exemple, le JORF de 1914 à 1955, les conventions collectives locales, des accords d’entreprise, des chartes, des règlements intérieurs d’entreprise, des formules/modèles de contrats à la mode et à jour ... Certains de ces contenus existent déjà chez certains (WK-RH, par exemple) et LNJC en a chargé aussi en 2012.

C’est certain : c’est plus difficile à trouver, ce n’est pas déjà numérisé ni structuré, ça demande plus de travail, et peut-être est ce plus coûteux.

Mais c’est plus urgent. Et plus utile. Plus rentable pour les clients.

En une phrase : Aux autorités la diffusion du droit brut, à l’Université, aux auteurs et aux éditeurs celle du commentaire de ce droit brut. Autrement dit encore : Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés.


L’édition juridique en mutation profonde

Réflexions d’un éditeur et d’un acheteur formateur

Lundi 20 octobre 2014

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Avec l’aimable autorisation d’Archimag, l’Association pour le Développement de l’informatique Juridique (ADIJ) propose sur son site de consulter librement un des articles récents les plus instructifs sur l’édition juridique française du 21e siècle :
Les métiers de l’édition juridique en mutation profonde.

Cet article est écrit par un acteur de ce secteur, Grégoire Mainçon-Vitrac, rédacteur en chef de la Revue Lamy des Collectivités Territoriales et membre de l’ADIJ.

Dans le numéro de septembre 2014 de la revue Archimag, M. Mainçon-Vitrac décrit les fonctions/métiers existants dans l’édition juridique (presse/édition), et évoque l’évolution des métiers et donc les nouvelles compétences. Il parle aussi de la nécessité pour les éditeurs, pour l’instant, de continuer à produire de l’électronique *et* du papier, notamment parce que les décisionnaires en matière d’achat ne sont pas encore des "digital natives".

On peut aussi aller plus loin que ce constat, qui me semble t-il ne parle que peu de la tendance irrésistible en cours. Même si, comme je l’ai souvent écrit ici, le papier garde ses avantages (moins cher que le online, conservation illimitée, possibilité de consulter librement même après résiliation de l’abonnement, meilleure lisibilité, possibilité d’avoir jusqu’à 5-6 ouvrages consultables en même temps [7]), il n’a plus la faveur de la masse de ceux qui font l’essentiel des recherches en droit : les 18-25 ans, principalement les étudiants, les stagiaires et les jeunes collaborateur.

G.M.V ne parle pas non plus de l’évolution des plateformes en ligne juridiques vers des moteurs de recherche évitant aux juristes l’utilisation des opérateurs logiques (ET, OU, proximité, troncature ...) par le langage naturel, le classement des résultats par "pertinence", l’utilisation de dictionnaires de synonymes voire de thésaurus, de cartouches d’enrichissement en mots-clés Temis ...

Sur la concurrence du gratuit, G.M.V a raison : seule l’offre de textes officiels, de jurisprudence (Legifrance) — mais aussi de rapports publics (Bibliothèque des Rapports Publics, BRP) et de fiches synthétiques destinées au grand public (Service-public.fr) — est de qualité. Pour autant, les sites d’avocats, pour se faire de la publicité et même s’ils n’ont pas le niveau universitaire ni une mise à jour constante, sont devenus beaucoup plus riches en informations, même si cela dépend étroitement des domaines. Le "corporate" et le droit financier sont par exemple très nettement sous-représentés que sur l’Internet gratuit. Quand on voit la qualité de Lexology ou la partie publique de Practicallaw ...


Outils de veille : quelle application pas chère choisir ?

Website Watcher reste à mes yeux le meilleur rapport qualité prix

Vendredi 17 octobre 2014

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[avis personnel] Website Watcher reste probablement, à 99 euros la version 1 utilisateur, un des meilleurs outils de veille côté qualité/prix. Un de ses avantages : le nombre de pages pouvant être mises sous surveillance est illimité (ce qui est très rare chez les outils gratuits ou pas chers [8]). Certes, c’est un outil offline : on ne peut le consulter à distance. Mais si on fait sa veille toujours à partir du même ordinateur, ce n’est pas un défaut.

Les outils gratuits et les modes gratuits des outils payants sont lents à signaler les changements : une demi-journée de retard est fréquente dans ce cas (c’est normal : en termes de débit et de ressources serveur, les éditeurs d’applications de veille privilégient leurs abonnés payants). Les outils entièrement gratuits ne vivent pas vieux (C4U, dont la MàJ a été abandonnée, ne fonctionne pas sous Windows 7 et supérieur), passent tout payant (Diphur) ou buguent (comme Page2rss).

Pour avoir mieux (Tadaweb, KBCrawl, Digimind, AMI, Analytics, qui ai je oublié ?), il faut investir beaucoup plus que 99 euros.

Emmanuel Barthe
veilleur